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dimanche 5 décembre 2010

Guinée : Sarkozy félicite Alpha Condé

AFP
Le président Nicolas Sarkozy a félicité Alpha Condé, qui vient de remporter l'élection présidentielle en Guinée, dans une lettre adressée aujourd'hui à son nouvel homologue
."Votre accession aux plus hautes responsabilités, au terme des premières élections libres qu'ait connues la Guinée, marque l'aboutissement du long et difficile combat que vous n'avez cessé de mener en faveur de l'instauration de la démocratie dans votre pays", déclare le chef de l'Etat qui s'en "réjouit".
"Je sais que vous n'aurez de cesse (...) de vous acquitter de la tâche historique que (les Guinéens) vous ont confiée: celle de bâtir une Guinée nouvelle, démocratique, apaisée, prospère et occupant toute la place qui lui revient sur les scènes régionale et internationale", souligne-t-il.
"Sachez que la France se tient à vos côtés pour vous aider à relever" ces défis, a ajouté Nicolas Sarkozy.

Le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-Moon salue l'élection du Pr Alpha Condé

 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué vendredi la conclusion de l'élection présidentielle en Guinée après que la Cour suprême nationale a certifié les résultats définitifs des élections du 7 novembre dernier. Il a félicité Alpha Condé « pour son élection et reste confiant que le Président élu ne ménagera aucun effort pour renforcer et promouvoir l'unité nationale ».
 Le chef de l'ONU appelle « tous les Guinéens à accepter les résultats de l'élection et à poursuivre leurs efforts vers la paix et la réconciliation nationale en vue d'un avenir stable et prospère », a indiqué vendredi son porte-parole par communiqué de presse. Il a également félicité le peuple de Guinée, les autorités nationales, les dirigeants politiques et leurs partisans, pour la conduite de l'élection.
Il a par ailleurs déploré les épisodes de violence, les cas de violations des droits de l'homme signalés, ainsi que les allégations d'usage excessif de la force par les forces de sécurité suite à la proclamation des résultats provisoires le 15 novembre.
Ban Ki-moon s'est dit « attristé » par les pertes en vie humaine qui s'en sont suivies et a présenté « ses condoléances aux familles des victimes ». Il a souligné « la nécessité de respecter les normes internationales en matière de droits de l'homme » et a appelé « les forces de sécurité à assurer la protection de tous les Guinéens ».
« Ceux qui commettraient des actes de violence ou d'incitation à la violence en seront tenus pour responsables », a-t-il prévenu.
Le Secrétaire général a enfin salué les efforts de tous ceux qui ont travaillé « pour une transition pacifique en Guinée, y compris les dirigeants guinéens, le Président Blaise Compaoré du Burkina-Faso dans son rôle de Médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour la crise guinéenne, de même que les représentants de l'Union africaine et les autres partenaires internationaux de la Guinée ».
« Les Nations Unies continueront à soutenir les efforts de réconciliation nationale, de consolidation de la paix et de développement dans le pays », a-t-il conclu.
Source: www.un.org

Communiqué des États-Unis sur l'élection du Président, Pr Alpha Condé à la présidence de la Guinée

Le gouvernement des États-Unis félicite la Guinée d'avoir mené à bon terme sa première élection présidentielle démocratique depuis son accession à l'indépendance il y a 52 ans. Cette présidentielle de 2010
représente un grand bond en avant ; pourtant, ce n'est que le premier pas dans la voie d'une transition démocratique et de l'instauration d'un gouvernement civil.
Nous espérons que d'autres pays de la région suivront l'exemple de la Guinée.
Les États-Unis félicitent le président élu, M. Alpha Condé, pour sa victoire et accueillent avec satisfaction son engagement déclaré à travailler avec tous les Guinéens et à les servir tous, sans égard à leur affiliation politique ou à leur appartenance ethnique. Nous nous réjouissons à la perspective de travailler aux côtés du président élu Alpha Condé tandis qu'il mettra en place un gouvernement répondant aux besoins et aux aspirations de tous les Guinéens.
Les États-Unis seconderont le nouveau gouvernement de la Guinée en vue de satisfaire aux exigences du pays en matière de réformes démocratiques, de droits de l'homme et de bonne gouvernance. En outre, les États-Unis continueront d'octroyer à la Guinée une aide et un appui appropriés lorsque son nouveau gouvernement abordera la préparation d'élections législatives.
Ecrit par Philipp Crowley
Département d'État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 3 décembre 2010

samedi 4 décembre 2010

Communiqué de Presse de la Coordination des Associations guinéennes d´Espagne

A l´occasion de la proclamation par la Cour Suprême des résultats définitifs du scrutin présidentiel du 7 Novembre 2010  qui a vu le professeur Alpha Conde  plébiscité par la majorité des Guinéens à la magistrature suprême de notre pays, la coordination des Associations guinéennes d´Espagne dénommée “COAGUINES” remercie en tout premier lieu et d´une manière particulière  l´artisan de cette oeuvre historique. Nous voulons nommer le Général Sekouba Konaté, président de la transition, qui a démontré son sens du patriotisme et son amour pour la patrie.
Le nom de ce grand soldat sera toujours gravé en lettres d´or dans l´histoire de notre nation.
A cette hereuse circonstance, nous félicitons solennellement le profeseur Alpha Condé pour son triomphe mérité . Cette victoire réveille en nous un sentiment de satisfaction, mais surtout  d´espoir de voir se lever le soleil du changement et de la démocratie pour notre pays. Nous croyons plus que jamais que celle-ci, est une opportunité  pour que notre pays se retrouve dans le concert des grandes nations afin d´amorcer l´élan de son décollage économique.
Nous invitons pour cette raison, les Guinéens de tous bords à reserrer les rangs derrière le Choix du peuple.
Il est bien vrai que les défis à relever sont immenses et demandent la conjugaison des efforts de tous les Guinéens en faveur de l´unité nationale, et le développement socio-économique .
Pour atteindre ces objectifs, nous pensons que les nouvelles autorités doivent particulièrement travailler à l´éducation civique des citoyens, car sans le soutien et l´implication des citoyens, il est difficile d´entreprendre une quelconque action positive dans le sens du développement. Il est important de savoir ce qu’est la Guinée, ce qu´est l´importance de l’Etat dans la vie quotidienne de chaque personne.  Qui est Guinéen ? Quelle est la difference entre la famille, l´ethnie, et l´Etat ? La suprématie de l´Etat sur les autres  conditions etc..
Par conséquent, au nom de toute la communauté guinéenne d´Espagne, COAGUINES apporte son soutien au programme de société des nouvelles autorités guinéennes sous la direction du président Alpha Condé et promet de s´impliquer activement comme actrice de premier plan pour affronter les grands défis qui interpellent tous et chacun des Guinéens.
Dans cette perspective, nous invitons par la même occasion la communauté internationale à soutenir  les efforts de la nouvelle classe dirigeante pour sortir notre pays de sa léthargie actuelle.
Enfin nous souhaitons tous les succès au professeur Alpha Conde pour que son mandat soit couronné par une réussite totale. Car, connaissant bien le nouveau president, cela sera sa meilleure récompense après un demi-siècle de combat en faveur du progrès socio-economique de de votre Pays.

Mohamed Cissé
Président de la Coordination des Associations guinéenne d´Espagne.


Madrid, le 04 Décembre 2010


Coordination des Associations Guinéennes d´Espagne
“COAGUINES”

Pour toute information contacter:
-Telephone Coaguines: 0034 699134168

-Mohamed Cissé ,Président
0034 911 266 366  / 0034 619 48 36 26

Message du Président de l’UE, José Manuel Barroso, à l'élection du Pr Alpha Condé à la présidence de la République de Guinée

«Monsieur le Président,
Au nom de la Commission européenne et en mon nom personnel, je vous félicite de votre récente victoire aux élections présidentielles et vous souhaite un grand succès dans l'accomplissement de votre nouveau mandat en tant que Président de la République de Guinée.
J'ai noté la participation importante de la population guinéenne tant au premier tour qu'au deuxième tour du scrutin, démontrant en cela son souhait de contribuer à une réelle amélioration de ses conditions de vie.
Je suis encouragé par vos engagements visant à consolider la démocratie, à améliorer l'Etat de droit et à pratiquer une politique d'ouverture et de recherche du consensus, élargissant ainsi l'assise démocratique en Guinée et la participation dans la conduite des affaires publiques. Je note en outre que les récentes élections présidentielles devraient être suivies par des élections législatives et des élections locales. Les recommandations faites par la mission d'observation électorale de l'Union européenne pourront certainement fournir des indications sur les mesures à prendre pour améliorer le processus électoral en vue d'une participation optimale et d'un résultat accepté par toutes les parties.
J'ai confiance dans votre capacité à lancer des réformes importantes pour redresser les secteurs économiques et lutter contre la pauvreté. Dans le cadre de notre partenariat au titre de l'Accord de Cotonou, la Commission européenne est disposée à vous appuyer dans ces défis auxquels vous allez faire face durant votre mandat.
Finalement, une Guinée stable et démocratique aura un rôle important dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la région de l'Afrique occidentale, ainsi qu'en Afrique en général, et dans l'intégration régionale ouest-africaine.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.»
José Manuel DURÃO BARROSO
Président de la Commission européenne

vendredi 3 décembre 2010

La Cour suprême proclame Alpha Condé président avec 52,52 % des voix

AFP
Les résultats provisoires de l'élection présidentielle ont été confirmés par la Cour suprême de Guinée. À 72 ans, après trois candidatures malheureuses, Alpha Condé devient président avec 52,52 % des voix contre 47,48 % pour son rival Cellou Dalein Diallo.
C'est confirmé par la Cour suprême : Alpha Condé, 72 ans, est définitivement élu président de la République de Guinée. Le score est net, même s'il n'est pas extrêmement confortable, et identique à celui qui avait été annoncé provisoirement le 15 novembre : 52,52 % des voix, contre 47,48 % pour l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.
Condé a cependant reçu les 307 voix supplémentaires de deux circonscriptions de Haute-Guinée, Siguiri et Kouroussa, dont Diallo demandait « l'annulation » pour intimidations contre ses militants. Aucune requête pour irrégularité et fraude n'a été validée par la plus haute cour de justice du pays, même si plusieurs organisations indépendantes ont fait état d'attaques systématiques contre des membres de l'ethnie peule à laquelle appartient Diallo, avant et après le scrutin.
Violences contre les PeulsL'annonce de cette victoire a été faite à Conakry à une heure du matin pour éviter tout risque de débordement. La proclamation des résultats provisoires avait provoqué des violences suivies d'une répression sanglante ayant fait au moins sept morts et plusieurs centaines de blessés, dans une commune de la banlieue de Conakry et dans différentes villes de Moyenne-Guinée, fiefs du candidat malheureux.
« Le candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), M. Alpha Condé, ayant obtenu 1 474 973 voix soit 52,52 % des suffrages exprimés, est élu président de la République », a annoncé le magistrat Mamadou Sylla.
Appels au calme« L'état d'urgence » qui avait été proclamé le 17 novembre par le chef de l'État par intérim, le général Sékouba Konaté (actuellement au Maroc pour des soins médicaux), devrait désormais être levé. Et les milliers de personnes qui avaient fui Conakry par crainte de violences devraient regagner progressivement leur logement si aucun trouble n'est signalé dans les faubourgs de la capitale. Les appels au calme lancés par les deux candidats jeudi après-midi seront-ils suivis ?
« Nous ne voulons pas qu’il y ait de la violence dans ce pays », avait déclaré Diallo, qui exhortait ses militants à « rester dans leurs maisons » et à ne pas manifester dans les rues, « quel que soit le résultat ». Condé avait demandé quant à lui aux Guinéens « d’éviter tout comportement et tout propos susceptibles de mettre en péril la paix nationale et la cohésion sociale ». « Je serai le président de tous les Guinéens, le président du rassemblement et de la réconciliation nationale », a-t-il répété. On attend donc avec impatience « le large gouvernement d'union nationale » qu'il a promis. Mais Diallo n'a pas indiqué si lui et son parti y participeraient. (Avec AFP)

jeudi 2 décembre 2010

Alpha Condé, l'utopie réaliste d'un Guinéen

Dans son livre d'entretien, « Un Africain engagé - ce que je veux pour la Guinée », publié aux éditions Jean Picollec en juin dernier, quelques semaines avant le premier tour des élections présidentielles, l'opposant historique Alpha Condé présente son itinéraire politique, sa vision et son programme politique.
Né en 1938 à Boké , en Basse Guinée, d'ethnie malinké, Alpha Condé rejoint le lycée Gambetta de Toulouse, après son premier cycle secondaire au séminaire du collège des Pères, en Guinée. Étudiant engagé, il fréquente à Toulouse la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France (FEANF), avant de rejoindre la ville de Louviers, dont le maire est Pierre-Mendès-France, le leader du Parti radical, qui sera par ailleurs son correspondant. La première partie du baccalauréat en poche, Alpha Condé monte à Paris.
Parmi les facteurs déclencheurs de son engagement politique, on peut citer la loi-cadre de 1956 ou « Loi Deferre ». Il faut noter que « la lutte pour la conquête de l'indépendance politique et la réalisation de la patrie africaine » faisait partie des idées défendues par le FEANF. Le jeune étudiant fait la connaissance du président guinéen Sékou Touré, « attentif à ses idées » et aux « informations » qu'il lui rapporte de Paris. Ayant mesuré le risque de ce rapprochement, Alpha Condé s'en éloignera.
En 1964, il prend la direction du FEANF, ce qui lui permettra « de tisser un réseau d'amitié qui (lui) est encore précieux aujourd'hui dans (son) combat politique », avoue-t-il.
Avocat, universitaire, hommes d'affaires, exilé pendant trente ans pour ses idées, condamné à mort par contumace, emprisonné de décembre 1998 à mai 2001, Alpha Condé a connu nombre d'épreuves qui lui auront permis de forger son caractère pour proposer une autre trajectoire, un autre destin à la Guinée, le premier pays indépendant d'Afrique francophone.
Mais c'est son poste à la direction Afrique du groupe « Sucres et Denrées », qui lui donne les moyens de créer son parti politique, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), dont le mot d'ordre était « le départ du pouvoir en place et l'instauration de la démocratie ».
Alpha Condé rappelle le contexte politique dans lequel il présente sa candidature à la présidence suprême : les mouvements de grève de janvier 2007, le décès en décembre 2008 du président Lansana Conté, suivi ipso facto par la prise de pouvoir du capitaine Dadis Camara et la mise en place du Conseil national pour la démocratie et le développement ; les massacres au stade de Conakry, perpétrés par les militaires de Dadis Camara, le 29 septembre 2009 ; la tentative d'assassinat sur la personne de Dadis Camara, le 3 décembre 2009 et son remplacement par le général Sékouba Konaté, chargé d'assurer l'intérim des derniers mois de transition, dans le respect des Accords de Ouagadougou, avec la médiation du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré.
Pour la première fois, la Guinée va connaître des élections dans des conditions de légalité démocratique et de transparence. Alpha Condé fait part de sa détermination à libérer son peuple de la dictature, soucieux de rétablir la démocratie dans ce « château d'eau d'Afrique, riche en ressources naturelles, mais où il n'y a ni école, ni route, ni même de tissu économique », convaincu que « la démocratie est une question de volonté », seule voie royale pour accompagner le peuple guinéen vers « l'émancipation et le progrès économique et social ».
Alpha Condé mesure bien la profondeur du désastre politique, psychologique et économique de la Guinée et résume la réussite de son projet politique en trois mots : « volonté, imagination et dignité », accordant une place prépondérante aux institutions, à l'éducation, à la santé.
Sa victoire, le 7 novembre 2010, sera saluée par les Guinéens, l'Afrique et la communauté internationale. Ce « Mandela d'Afrique subsaharienne » a immédiatement appelé à la constitution d'un gouvernement d'union nationale et s'est donné cent jours pour pour mettre en place les changements auxquels les Guinéens ont droit, ont tant réclamé et pour lesquels ils l'ont élu : La bonne bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté, le développement des infrastructures, l'expansion économique et la sécurité.
Éternel apprenant, Alpha Condé incarne mieux que tous les autres Africains le métissage dont l'Afrique a besoin pour se bâtir. Né en Afrique, études en occident, va-et-vient permanent dans les cinq continents, frottement avec tous les peuples et toutes les cultures, le nouveau président guinéen doit servir d'exemple pour qui veut aller plus loin... Il donne espoir et pousse à méditer sur le fait qu'une utopie peut se réaliser, sans compromission, grâce à la persévérance et à l'espérance.
Noël Ndong
International Bulletin

QUAND DES VICIEUX SE METTENT DANS LA PEAU DU VERTUEUX ! ---- Le Fouta Djallon n’est ni l’Adrar, ni le Hoggar !

«Je suis déçu ! On voit qu’il est assez adulte et son texte laisse penser à un meneur. Après toutes ces convictions étalées au public, il se révèle plutôt un mouton qui a besoin d’un berger. Il ne dit pas qu’il va créer mais il dit être prêt à adhérer ! Monsieur Cissé, moi Sadio Barry, si j’avais votre conviction étalée ici, j’allais plutôt lancer l’appel en faisant connaître mon mouvement créé à cet effet.»
Moi Sadio Barry ! Pauvre Monsieur, qui êtes vous en Guinée pour vous bomber la poitrine telle une dinde en chaleur ? Qui vous connaît en Guinée, et pour quelle œuvre utile accomplie au bénéfice du peuple de Guinée? Derrières vos belles phrases se nichent la haine et un doute lourd et poisseux, quant à vos intentions. Vous êtes un de ces petits critiques minables dont les guinéens devraient se méfier.
Votre objectif aujourd’hui est de tout faire pour que tombe Kouyaté et qu’un petit foulè konyi ramasse le pouvoir.
Eh bien tenez le vous pour dit. Jamais un peul ne parviendra au pouvoir en Guinée, tant que vous vous comporterez comme vous le faites actuellement et surtout si vous continuez à vivre dans un passé qui a encore coûté plus cher aux malinkés, qu’à vous. Arrêtez de vivre dans votre derrière Monsieur BARRY ! Ce n’est pas tant vos idées qui nous inquiètent, que ce que des jeunes sans expériences peuvent en attendre.
L’esprit TOUAREG qui vous anime et que vous véhiculez ne passera pas en Guinée. Le Fouta Djallon n’est ni l’Adrar, ni le Hoggar !
L’imagerie populaire a toujours voulu que le foulè di soit non seulement intelligent, mais aussi malin ! Quand on sait que la malignité et l’intelligence ne vont pas forcément ensemble. Mais depuis quelques temps, il apparaît de plus en plus, que tout cela ne relève en réalité que du mythe.
Si vous étiez intelligents, jamais vous n’auriez accepté que Cellou Dalein accepte le poste de Premier ministre, sous la présidence d’un Lansana CONTE. Vous l’avez encouragé à accepter dans le secret espoir que lors d’une de ses nombreuses évacuations à l’étranger, l’ogre accomplisse enfin le voyage sans retour. Du coup, Cellou sera seul aux commandes pour organiser soit la transition, soit de nouvelles élections. Il accomplira alors, le destin national que lui ont prédit les marabouts du Fouta. C’était sans compter avec Mamadou SYLLA, Fodé BANGOURA et SOMPARE.
Si Vraiment vous étiez malins, jamais vous n’auriez apporté le soutien aveugle que vous avez réservé à Cellou. Et surtout, BAH Mamadou n’aurait pas pris son bâton de pèlerin pour aller défendre le même Cellou aux quatre coins du monde, notamment, devant les instances européennes à Bruxelles. Du coup, vous avez marginalisé le seul homme crédible qui vous restait encore, après le décès prématuré du distingué professeur Alfa Ibrahima SOW, Nous avons nommé El hadji Boubacar Biro.
Oui, on vous voit venir aussi gros qu’un camion, sinon un bateau ! Biro ! Un ancien du PDG, donc forcément compromis. Nous vous rappelons que cet homme a plus d’expérience que n’importe lequel des clowns qui représentent aujourd’hui votre communauté.
Par ailleurs, aussi lointain que l’on remontera dans le passé récent de l’internet, on ne trouve aucune intervention ou réflexion de votre part, ni d’ailleurs dans les autres médias, dénonçant la mainmise sur le pouvoir par la bande des Kazaliou, Baniré et autres Cellou. (Les deux). Qui d’entre vous dans votre communauté a demandé à vos parents, de modérer leur soutien à Cellou ?
Nous parlons de la période ou des Gnamakalas et Djélibas, comme Diangolo BARRY, Amadou DIALLO et autres Billo SY SAVANE ce petit enseignant bouffon et minable par dessus tout, qui croit faire de la prospective politique. Il s'agite sur l'internet croyant agir. S'il existe un trio ethnocentrique particulièrement nocif aujourd'hui en guinée, c'est bien le trio Diangolo BARRY, Mademoiselle Ibrahima Kylé DIALLO et Billo SY SAVANE. Ah ce Billo, n'est ce pas ce nain politique qui prétend être originaire de BOUNDOU au Sénégal? Mr le pseudo historien, sachez que Boundou a été fondé par les Sarakolés avant d'y accueillir les Mandingues, les bassaris et autres coniaguis. Cette partie du Sénégal n'a jamais été hal pular.
Si effectivement SY est hal pular, il n’est en aucun cas foulbé, à plus forte raison Poulho. Venez faire un tour du côté de TIVAOUANE, vous y serez accueilli à coups de crottes de chien. Le Grand Khalife de la TIJANIA n’a t-il pas déclaré récemment que depuis Sékou TOURE, Alpha CONDE est le seul homme politique guinéen à qui sa confrérie a accordé sa bénédiction ?
Si au cours de votre séjour en Guinée, vous avez attrapé le paludisme ou (Foula koka) ça ne s’invente pas! Merci de pas nous contaminer. Sachez que nous sommes l’anti rétro viral de votre SIDA mental.
Par ailleurs, c'est cette même bande de racistes qui se fendait de son soutien à Cellou et allait à l’instar d’un Diangolo BARRY, jusqu’à décréter que 100 jours sont insuffisants pour qu’un Premier ministre présente un premier bilan de ses actions.
Que n’a t -on exigé d’un François FALL qui a même été présenté sur le site en question comme un trafiquant de drogue et sommé de s’expliquer sur son passé carcéral ? Quant à Mademoiselle Ibrahima Kylé Diallo, cet adepte avéré des pratiques qui ont fait la perte de Sodome et Gomorrhe, sa masturbation intellectuelle nous laisse de marbre. Kylé a t-il ou t-elle réfléchi avant d'écrire? Que faut il rappeler à Mamadou Baldé de Nantes? Sinon que ses parents, Siradiou et Yacine DIALLO, étaient des francs-maçons notoires. Sans parler de BAH Mamadou qui fréquente le grand Orient depuis la nuit des temps. Même le vieux Hampaté BAH y a fait un tour! De grâce Monsieur BARRY, épargnez nous vos leçons de bonne conduite. Nous n’en avons qu'assez de petits prétentieux de votre acabit qui polluent l’Internet et les autres moyens de communication avec vos discours creux et haineux.
Dans votre longue intervention qu’avez vous proposé aux guinéens ? Rien. Que du vent ! «Depuis l’arrivée de Kouyaté et ses décrets trop marqués du PDG et de sa famille, on a essayé d’alerter les Guinéens sur le danger que pourrait représenter ce monsieur».
ON, Qui ON ? Veuillez préciser s’il vous plaît ! A quel groupe de pression appartenez vous? Vos propos sont allusifs.
Les attaques pêle-mêle, contre les sieurs CISSE Oumar, Kassory FOFANA, Alpha CONDE, Sèkhou Chérif FADIGA, Le Consul Général en France, Monsieur KONDE KOMOLAM, le professeur Lanciné KABA etc. relèvent d’une stratégie qui ne fera pas diversion.
Les lecteurs qui sont suffisamment adultes, comprendront qu’il s’agit de ce lobby disséminé à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et qui s’étend désormais jusqu’en Asie, précisément en chine, sans parler bien entendu de l’Afrique. Mais sachez Monsieur BARRY que la Guinée n’est pas un bac à sable pour vos petits jeux de gamins.
Les autres ethnies n'ont pas oubliés les propos de BAH Mamadou, quand il a dit que c'est au tour des peuls de diriger la guinée. Sachez que nous sommes loin d'être des amnésiques. A l'heure décisive, nous saurons nous en souvenir. Prions tous pour que des élections libres et transparentes soient organisées en Guinée. Alpha CONDE vous battra partout, jusque dans le FOUTA.
Pour ce qui est de l’équipe actuelle, ainsi que celles qui l’ont précédées, elles auront toutes échoué par leur cécité politique congénitale. Conté n’est rien d’autre que l’élève de Sékou TOURE. A ce titre, il ne peut mener d’autre politique que celle du PDG. Et c’est justement cette politique que vous avez soutenue en apportant une indiscutable caution à Cellou Dalein DIALLO. D’où notre allusion à la légendaire théorie du peul intelligent et malin voire fourbe!
D’après votre propre terminologie, nous citons : «Dans tous les pays du monde, le droit de regroupement et d’association est sacré. Seules les associations qui voudraient peser dans certaines choses ou bénéficier d’une reconnaissance ou soutien officiel font la demande d’agrément».
Eh bien ! Cher Monsieur, sachez qu’à l’instar de vos frères de pensées, d’autres guinéens ont décidé de se regrouper au sein du G.R.A.C.R.E.G pour vous tenir le crachoir !
Sans rancune et à bientôt.
Pour le G.R.A.C.R.E.G
Groupe de réflexion et d’action contre le racisme et l’ethnocentrisme en Guinée.
Facély OULARE, N'gady Mady KEITA,Marcel DOPAVOGUI,Alpha Oumar SOW
Morlaye Abdoulaye CAMARA,Abdou Salam KOUMBASSA,Issa DIALLO,Antoine LENO,Morikè SANGARE

La Légitimité du Pouvoir : l’exemple de la Guinée.

La légitimité du pouvoir est une notion subjective, très délicate à vérifier et à définir. Il n’est donc nullement question dans cet exposé de créer une polémique juridique au risque d’offusquer nos multiples lecteurs. A mon avis, il est opportun avant même de s’exprimer sur le cas de la Guinée, notamment sur la question de la légitimité du pouvoir du Président de la République de Guinée (sujet traité par plusieurs personnes et publié sur différents sites internet) de faire un exposé juridique de la notion.
En raison de la complexité de la notion, nous ne mettrons un accent particulier que sur la notion de la Légitimité électorale.
I) La Légitimé électorale :La légitimité est la qualité de ce qui est fondé en droit en justice, ou en équité. Elle repose sur une autorité qui est fondée sur des bases juridiques et permet de recevoir le consentement des membres d'un groupe.
En d’autre terme, La légitimité est fondée, au plan juridique sur l’élection du politique ; mais avant d’être élu il faut avoir été « éligible », désigné par un parti politique comme candidat à une élection. Le responsable politique tire donc sa légitimité de son élection. Le contexte actuel de la gestion des crises étatiques se repose complètement sur la légitimité électorale.
Les nations Unies, les organisations internationales et les grands pays présentent la légitimité électorale comme un élément indispensable pour la reconnaissance d’un gouvernement. De ce point de vue les gouvernements putschistes n’ont guère de place sur la scène internationale : d’où la nécessité et l’urgence de mettre un processus de transition en place.
Des raisons de clarification me contraignent d’illustrer quelques exemples qui sont, me semble-t-il, de nature à apporter des éléments de réflexion :
- En Afrique du Sud comme en Pologne, le processus électoral a été choisi comme mode de transmission de pouvoir. Les deux peuples ont donc obtenu respectivement la liberté, celle d’élire ses propres dirigeants
-Le FMLN *Front Farabundo Marti de Libération Nationale qui regroupait la rébellion armée au Salvador a été légitimé après avoir participé aux négociations de paix, accepté de devenir un parti politique et Organisé des élections.
De ces illustrations, vous constaterez l’impact de la légitimité électorale dans la sortie de crise : tous les anciens acteurs de la revendication, armées ou non, se transforment en de véritables acteurs politiques en vue de légitimer leur pouvoir.
Il est donc difficile, voir même impossible de remettre en cause un pouvoir qui tire son fondement de l’élection.
II) Le Cas de la Guinée :Après deux années de « périodes de transition », l’élection Présidentielle du 07 Novembre 2010 a permis à Monsieur Alpha Condé de remporter l’élection avec 52,52 % des voix, contre 47,48 % pour son adversaire Cellou Dallein Diallo (CENI)*.
Cette élection tire son fondement de l’Accord de Ouagadougou du 15 janvier 2010 qui stipule en particulier :
« … L’organisation de l’élection présidentielle à laquelle ne participeront pas les membres du Conseil National de Transition, le Chef de l’Etat de Transition, les membres du CNDD, le Premier Ministre, les membres du Gouvernement d’Union Nationale et les membres des Forces de Défense et de Sécurité en activité ;
- Le recours à des observateurs civils et militaires de la CEDEAO … »Tous les acteurs politiques ont adhéré à cet accord et certains y ont manifesté une attention particulière en soulignant régulièrement le respect strict et permanent durant tout au long du processus électoral. L’on n’est pas obligé d’être juriste pour comprendre que « … Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites… » . Ce principe est au préalable une règle morale avant de s’ériger en règle de droit. La tradition et les valeurs morales de notre pays s’inscrivent dans ce cadre.
Que se passe t-il en Guinée ?
Le pays est victime d’une grande manipulation politique à laquelle se gravent plusieurs victimes dont la victime principale est le pays lui-même. L’issus du processus électoral en Guinée est acclamé par l’humanité entière, les grandes puissantes et les organisations internationales s’en réjouissent. La Guinée a franchi une période très délicate là où d’autres ont échoué, là où d’autres ont donné la primauté à l’intérêt personnel.
Il est donc urgent que les guinéens, toutes couches confondues, s’inscrivent dans cette logique. L’histoire en générale et celle de notre pays ne se limite pas à cette élection. Bien que difficile, les Guinéens doivent continuer à vivre ensemble, à s’unir, à s’aimer et à travailler car l’avenir de la Guinée, des guinéens en dépend. A ce stade, il est crucial de respecter les institutions guinéennes d’une part et d’autre part toute oppression ou violation de droits doit faire l’objet d’une enquête par les organes compétents : l’Etat de droit oblige.
Sylla Mohamed Yalosse
Email : mlaminesylla@yahoo.fr
Site Web : www.yalosse.fr
*FMLN (Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional - Front Farabundo Martí de Libération Nationale) est à l'origine (1980) un mouvement de guérilla issu de l'unification de 5 forces révolutionnaires.
CENI*Commission Electorale Nationale Indépendante

La comédie électorale, une maladie très contagieuse…

Le mardi 30 novembre, le monde entier a observé, stupéfait, une scène surréaliste : Damana Adia Pickass – le bien nommé -, un malabar, représentant du candidat Laurent Gbagbo à la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’ivoire, a arraché vigoureusement des mains du porte parole de la CEI des fiches des résultats partiels du 2ème tour de l’élection présidentielle pour empêcher leur publication. Cette nouvelle méthode « expérimentale », du jamais vu en Afrique et ailleurs, frise la tragi-comédie. Ainsi, après sa forfaiture, comme un braqueur de banques, l’adepte de la gonflette, dans une démarche digne du fameux comédien Abass de la série « Ma famille », se vantait visiblement d’avoir réussi un « grand coup ». Le porte-parole de la CEI en est resté bouche bée. Et nous, en tant qu’Africains, nous étions remplis de honte.
Il faut dire que d’habitude, le peuple ivoirien garde sa bonne humeur en toutes circonstances et souvent parvient même à la transmettre à d’autres, pourtant envahis par la déprime. Les Ivoiriens ont inventé le ‘‘coupé-décalé’ pendant que la Côte d’Ivoire était sous le feu.
Ce peuple nous a servis les meilleurs comédiens de la sous région au moment où le pays était divisé comme un gâteau entre belligérants. Ses comédiens très professionnels nous ont fait rire, et on a aimé. Le problème, est que des non professionnels (les politiciens) se sont introduits par effraction dans les salles de spectacle et ont occupé les planchers pour nous faire…pleurer. Pouvait-il en être autrement ?
La comédie électorale a commencé par la délation, la calomnie, l’incitation à la violence, l’utilisation éhontée de la douleur des victimes de guerre pour réveiller un pseudo nationalisme de bas étage. Mais rien de tout ça n’a marché, la digue anti-transfert de voix s’est visiblement écroulée. Autrement, comment expliquer l’attitude désinvolte du « Monsieur muscles » arracheur de procès verbaux ?
Laurent Gbagbo au compte de qui le « Mokho puissant » a réussi à donner une image catastrophique de l’Afrique, a, avant même la publication des résultats, demandé à ce qu’on annule des circonscriptions électorales… favorables à son adversaire. Au diable les remarques de la communauté des observateurs jugeant l’élection transparente, démocratique, …
Et quand on demande une preuve du bourrage d’urnes, un Pascal Affi Guessan ou Charles Blé Goudé organisent une visite guidée de la presse d’état (celle là même qui avait prétexté une panne d’émetteur pour justifier son refus de retransmettre en direct la cérémonie de proclamation des résultats) pour montrer des militants qui, selon eux, sont victimes de leur adversaire dans le fief de ce dernier !
Ce procédé pathétique ne vous rappelle-t-il pas Son Excellence Cellou Dalein alias « Lamikè » qui ne compte que sur l’annulation des voix de son adversaire pour être élu président ? Comme quoi, la comédie électorale sous les tropiques, est très contagieuse.
Il ne reste peut-être plus à un partisan de notre Lamikè national de retirer les fiches de résultats des mains du président de la Cour Suprême le jour de la proclamation définitive des résultats. Et la coupe sera pleine.
Ibrahima S. Traoré

mercredi 1 décembre 2010

Guinée : Même en l’absence du Président de la Transition, la Cour Suprême doit proclamer les résultats définitifs du second tour au plus tard ce 02 décembre

A 24h de la proclamation des résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle du 07 novembre dernier, les Guinéens ont l’oreille collé au transistor à la quête de la moindre information. A Rabat, l’équipe de GUINEE24 a voulu savoir sur les rumeurs qui assimilent un éventuel report des résultats définitifs à l’absence du général Sekouba Konaté en séjour médical au Maroc. "La Cour Suprême est indépendante. Elle doit proclamer les résultats au plus tard le 02 décembre. La balle est dans son camp. Le général Sekouba Konaté a joué sa partition en organisant des élections démocratiques, libres et transparentes et suit actuellement son traitement à Rabat. La présidence de la République ne tolérera aucune excuse à son nom pour un éventuel report de la proclamation des résultats définitifs", a déclaré ce mercredi en début d’après-midi à GUINEE24, un membre influent de l’administration présidentielle. Et de marteler : "Le Président de la Transition est ici au Maroc pour ses soins où, il est d’ailleurs arrivé en retard par rapport à son rendez-vous médical initial pour cause d’organisation du second tour de l’élection présidentielle. Contre sa propre santé, il a tenu à organiser et à sécuriser le scrutin avant d’arriver seulement jeudi 25 novembre à Rabat. La CENI a aussi joué sa partition en proclamant les résultats provisoires. Il ne reste donc qu’à la Cour Suprême d’en faire autant".
"Sa présence n’est donc pas obligatoire pour que la Cour Suprême libère enfin les Guinéens en proclamant les résultats définitifs du second tour. Aucune manœuvre n’est possible, ni aucune parade pour justifier le report de la proclamation des résultats définitifs", a-t-il rappelé.
Dans le même ordre d’idée, Mercredi 24 novembre dernier, Robert Guilao, Conseiller à la Cour Suprême déclarait : "Nous comptons être dans les délais, puisque lundi, mardi et mercredi, la Cour Suprême doit statuer sur le dossier électoral afin de trancher définitivement, ce qui signifie que nous serons en mesure de proclamer les résultats au plus tard le 02 décembre".
"Le CNDD est issu du coup d’état. Le général Sekouba Konaté n’est donc pas issu d’élection démocratique. Pour cette raison, la proclamation définitive des résultats voire l’installation du nouveau Président issu du suffrage universel dans ses fonctions de Chef d’Etat relève de la seule compétence de la Cour Suprême de Guinée", a conclu ce proche des proches collaborateurs du général d’armée Sekouba Konaté.
Aux dernières nouvelles, la Cour Suprême s’apprêterait à diffuser dans les heures qui suivent un communiqué marqué du sceau de son Président Mamadou Sylla "SYMA" pour informer l’opinion publique nationale, africaine et internationale de la proclamation définitive des résultats du second tour de la présidentielle du 07 novembre dernier pour demain Jeudi 02 décembre.
Depuis Rabat, une dépêche de Moussa D. envoyé spécial de guinee24.com

Le général Sekouba Konaté ne sera pas Ministre de la défense du futur Président guinéen : L’Union Africaine désigne le Président de la transition comme Représentant spécial au Soudan, en Centrafrique, en République Démocratique du Congo et en Somalie.

Le général Sekouba Konaté ne sera pas le Ministre de la défense nationale du futur Président guinéen. Ce mardi soir, alors que l’équipe de GUINEE24 présente à Rabat depuis 72h se trouvait dans la chambre du plus célèbre patient guinéen pour s’enquérir de son état de santé, un coup de fil retenti. C’est Jean Ping, Président de l’Union Africaine au bout du fil.
Le patron de l’organisation panafricaine après toutes les salutations d’usage et le souhait de prompt rétablissement au Président de la Transition, informe le général Sekouba Konaté de sa désignation comme représentant spécial de l’Union Africaine au Soudan, en Centrafrique, en République Démocratique de Congo et en Somalie.
Actuellement à Syrte (Libye), Jean Ping qui sera de retour dans les 72h qui suivent à Addis-Abeba, annoncera cette nouvelle à l’opinion publique africaine et à la communauté internationale.
En réponse au Président de la Commission de l’Union Africaine, le général Sekouba Konaté s’est dit volontiers disposé à accomplir cette nouvelle mission pour contribuer au retour de la paix et à l’instauration de la démocratie sur le continent.
Une promotion qui récompense le succès de la transition sous le magistère du général Sekouba Konaté
A rappeler que suite aux accords de Ouagadougou qui ont débouché sur la mise en place d’un régime transitoire sous le magistère du général Sekouba Konaté, des élections libres, démocratiques et transparentes ont été organisées à la satisfaction de l’opinion publique guinéenne et de la Communauté internationale. Un acte rarissime de la part de la grande muette qui s’accroche généralement au pouvoir au détriment de la stabilité, de l’unité et de la paix dans la plupart des pays africains qui ont connu le pouvoir kaki.
La désignation du général Konaté par l’Union Africaine pour gérer les pays en proie aux crises socio-politiques et ethniques, constitue un grand honneur pour les forces armées guinéennes mais aussi pour le peuple de Guinée. Une fierté pour tous les enfants du pays. Cette désignation du général Sekouba Konaté est un encouragement de l’Union Africaine aux soldats cramponnés au pouvoir ou tentés par le pouvoir de renoncer au régime militaire pour le triomphe de la démocratie, de la liberté, la consolidation de l’Etat de droit…
Soudan, Centrafrique, République Démocratique de Congo et Somalie : Le nouveau défi du général Sekouba Konaté
Soldat de terrain pour avoir connu la guerre, homme politique pour avoir géré la transition avec succès en Guinée, le général Sekouba Konaté dispose de la compétence et de l’expérience nécessaires pour faire face à sa nouvelle mission dans ces pays d’Afrique où, la lutte politique, souvent armée, pour la conquête ou la sauvegarde du pouvoir, perdure depuis des années.
Stratège et fin connaisseur des conflits armés, le général Konaté dispose de la volonté pour un soldat qui a refusé le pouvoir et de l’intelligence pour un homme qui a déjoué tous les pièges de son entourage pour ne pas s’accrocher au pouvoir, pour contribuer à l’instauration de la démocratie et à la consolidation de l’Etat de droit dans ces pays.
Ambassadeur de l’Union Africaine, les défis qui attendent le général guinéen sont nombreux. Délicats. Mais pas insurmontables. En troquant le kaki contre le costume, le général Konaté s’engage au service de l’Afrique, dans une nouvelle mission pour l’émancipation politique, sociale… du continent.
Membre de la cour très fermée des soldats qui ont renoncé au pouvoir, le général Sekouba Konaté quitte le pouvoir avec le sentiment d’un devoir bien accompli : transition réussie avec l’une des élections les plus transparentes de ces dernières années sur le continent, pour se consacrer à l’Afrique comme ses prédécesseurs capitaine John Rawlings, général Amadou Toumany Touré, général Abdoul Salami Aboubacar…
Que faut-il retenir ?
La désignation du général Konaté par l’Union Africaine comme Représentant spécial de l’institution panafricaine est un acte honorifique sans précédent dans l’armée guinéenne. Une fierté pour le peuple de Guinée. Un exemple désormais pour ses frères d’armes et les prochaines générations de soldats du pays et du continent.
A 24h de la proclamation officielle des résultats définitifs de la présidentielle du 07 novembre par la Cour Suprême de Guinée qui ne doit pas être subordonnée à la présence du général d’armée Sekouba Konaté en séjour médical au Maroc, cette nouvelle de la désignation du Président de la Transition par l’Union Africaine exprime de façon on ne peut plus claire de la volonté du soldat, pour ceux qui en doutaient encore, à tourner le dos au pouvoir et à veiller au retour rapide à la vie démocratique et civile dans le pays.
"Le soldat c’est la parole donnée", aime rappeler le Président de la Transition.
Une dépêche de Moussa D. envoyé spécial de guinee24.com

mardi 30 novembre 2010

Le Président de la transition, général d’armée Sékouba Konaté à Rabat: Halte aux désinformations et aux intoxications !

Arrivé le jeudi 25 novembre à Rabat pour faire son check-up, le général Sékouba Konaté poursuit ses consultations médicales recommandées par ses médecins marocains. Le président intérimaire de Guinée (ici sur la photo prise ce matin dans sa chambre de patient à Rabat en compagnie de Moussa D de GUINEE24, ses amis français venus de Paris et l'Ambassadeur Itinérant Amadou Diaby) est bien vivant.
El Tigre comme l’appellent affectueusement ses frères d’armes n’est ni mort, encore moins dans le coma hépatique contrairement aux désinformations et autres intoxications répandues par GUINEEAFORUM, un forum comme l’indique son nom où, les animateurs prennent leurs désirs pour la réalité. En effet, l’opération chirurgicale du général Konaté prévue pour ce lundi matin a été reportée pour demain mardi 30 novembre, cette journée ayant été consacrée aux examens médicaux qui précèdent l’intervention. Pourquoi GUINEEAFORUM s’acharne t-il contre le général Konaté dont la presque totalité des membres de l’entourage sont issus de la communauté hal-pular pour la cause de laquelle ce forum existe ? Pourquoi harcèle t-il le Président de la transition qui, par-dessus tout, a honoré son engament, tenu sa promesse, accompli sa mission en organisant des élections libres, transparentes et démocratiques à la satisfaction de l’opinion publique nationale et de la communauté internationale ?
Ce ne sont pas les agitations d'un individu, d'un groupe d'individus, d'un parti, d'une communauté particulière, d'une région, bref d'un groupe d'intérêts quelconque qui remettra en cause la confiance engrangée par le général Sékouba Konaté auprès de l'opinion publique guinéenne et de la communauté internationale pour avoir mené à bon port, et cela, dans l'abnégation, le processus démocratique qui réconcilie aujourd'hui la Guinée avec ses partenaires et la réintègre dans le concert des nations.
Interrogé sur le harcèlement dont il est victime de la part de GUINEAFORUM, le Président intérimaire n’a pas souhaité répondre à l’équipe de GUINEE24 sur ce sujet. "Le moment de répondre aux intoxications et d’éclairer l’opinion viendra. Je ferai un livre pour parler de la prise du pouvoir, de la transition, des élections…", a-t-il simplement déclaré.
En vérité, GUINEAFORUM à l’image de certaines presses électroniques qui passe le temps à traiter les autres membres des autres communautés du pays de tous les noms d’oiseaux du général Sékouba Konaté à Fodé Bangoura, du Pr. Alpha Condé à Papa Koly Kouroumah, de Lansana Kouyaté à Mamadou Sylla, de Dr Ousmane Kaba à Ibrahima Kassory Fofana, du commandant Pivi au colonel Tiegboro Camara, du général Boundouka Condé au colonel Traoré de la FOSSEPEL…, s’est spécialisé dans l’attaque systématique de tout ce qui n’est pas Hal pular dont les membres sont par contre mis en valeur même quand ils sont prédateurs comme Cellou Dalein Diallo, Ahmed Tidiane Souaré, général Korka Diallo pour ne citer que ceux-là..
Aujourd’hui, c’est un fait établi que le Président intérimaire, général d’armée Sékouba Konaté a joué sa partition qui a conduit à l’organisation de l’une des élections les plus démocratiques du continent africain ces dernières années. Que lui faut-il faire de plus ?
Quoi qu’il en soit, la balle est désormais dans le camp de la Cour Suprême qui doit proclamer au plus tard les résultats définitifs le 02 décembre prochain. Et la présence à Conakry du Président intérimaire n’est pas indispensable pour l’annonce de ces résultats officiels, ni pour l’installation du nouveau Président démocratiquement élu du pays dans ses fonctions, le général Konaté et le CNDD n’étant pas issus des urnes. Du suffrage universel.
Une dépêche de Moussa D. envoyé spécial de guinee24.com à Rabat

lundi 29 novembre 2010

À mes frères peulhs de Guinée ou comment être un citoyen modèle

Chers frères,
Les élections passées suscitent beaucoup d’espoirs et autant d’inquiétude de la part des guinéens. C’est aussi l’occasion de dépassionner le débat et de parler de certaines choses taboues. Le but étant de détruire certaines idées fausses que certains s’amusent à concocter et à distiller depuis plusieurs années. Il ne s’agit aucunement de polémiquer, mais de contribuer au renforcement de la cohésion nationale dans ce pays où on juge désormais tous nos actes à travers notre patronyme, même s’il ya, il faut le reconnaître, le plus souvent une corrélation entre les deux.
A propos de l’appartenance peulh et de l’alternance ethnique
Dieu dit, dans le verset de la diversité : « ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous fassiez connaissance. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. » (Coran 49:13)
Les peulhs, à travers leur nomadisme et leur esprit d’aventure sont aujourd’hui, présents dans de nombreux pays africains, et du monde. Ils sont d’une très grande diversité ; et cela se constate sur le continent. Il ya les peulhs du Foutah Djalon (Guinée), les peulhs toucouleurs de Dinguiraye et du Foutah Toro (Senegal), les peulh du Wassolon (Guinée et Mali), les peulhs du Macina à Ségou (Mali), les peulh Foulani du Sokoto (Nigeria), et les peulhs d’Adamawa (Cameroun). Ils comptent parmi leurs dignes fils, Ousmane dan Fodio, fondateur de l'empire de Sokoto, Elhadj Oumar tall, Alpha yaya Diallo, Almamy Bocar Biro Barry, Amadou Hampâté Bâ, Cheick Hamidou Kane, et bien d’autres.
Cette appartenance sociale, créée par Dieu, permet la diversité et favorise la solidarité entre les éléments d’un même groupe ethnique, national, ou continental. Elle renforce les sentiments de compassion et d’affection à travers les liens familiaux. Dans ce cas, avoir de la préférence pour quelqu’un de son ethnie n’est pas un mal en soi ; cela est même quelque chose de salutaire. Ce qui pose réellement problème, c’est de ne préférer que soi et les siens, même si l’autre que l’on rejette est meilleur que soi. Ainsi, le lien social ou ethnique peut être une force de cohésion ou de rupture, selon le contexte.
Chers frères,La fraternité des valeurs (existant entre personnes ayant le même idéal) doit l’emporter sur la fraternité du sang (entre personnes ayant le même ascendant) et la fraternité linguistique (entre personnes parlant la même langue). Une nation est un ensemble d’individus qui ont en commun, un territoire, un drapeau et une devise, mais pas forcement un même dialecte ou un même sang.
Dans cette élection, c’est le slogan « notre tour » qui a été l’élément mobilisateur, et la langue peulh (Haal-poular), l’élément fédérateur. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’a Dinguiraye, l’UFDG soit largement arrivé en tête, alors qu’ils ne font pas partie géographiquement du Foutah. Dans cette ville toucouleur de la haute Guinée, frontalière de Siguiri, où l’on trouve des Tall, des Sall, des Sy et des Ly, en lieu et place des Diallo, des Barry, des Bah et des Sow, cohabitant avec les malinkés depuis des siècles, on a préférer voter pour les « frères de langue ». Cette fraternité linguistique exclue de facto le peulh de Wassolon qui ne parle pas le poular, mais un dialecte apparenté au malinké, à cause de son assimilation mandingue.
A travers le slogan « notre tour », « l’alliance des perdants » a réussit à transformer cette élection en referendum contre les peulh. Ce slogan fait peur, puisqu’il se fait au détriment de l’unité nationale, et met « l’intérêt peulh » au dessus de l’intérêt national. Et à cela, s’ajoutent l’influence négative des lobbies rêvant d’une alternance ethnique, et dont les articles de presses nauséabonds, qui pullulent actuellement sur le net, ne cessent de chauffer à blanc les frustrations fictives et réelles des peulhs. C’est le doyen Bah Mamadou qui, en disant tout haut ce que beaucoup de peulhs pensait tout bas, a jeté la première pierre. Cependant, n’oublions pas que chaque fois qu’une ethnie réclame « son tour » de gouverner, cela conduit inéluctablement à une crise sociale majeure. Nous avons pour exemple la Côte d’Ivoire (Baoulés, Bétés et Dioulas) et le Rwanda (Hutus et Tutsis). Même si officiellement, pour des raisons tactiques, le slogan de l’UFDG était au premier tour « pour une guinée unie et prospère », la motivation est restée « l’alternance ethnique et une revanche des peulhs sur l’histoire ». Mais de quelle revanche parle-t-on ? Puisque parler de revanche, ce serait admettre qu’il ya eu injustice. Encore faudrait-il savoir par qui et contre qui ? Sékou Touré a été élu, et personne n’a donné de tour à Lansana Conté ou à Moussa Dadis Camara. Parler dans ce cas de tour est un mensonge éhonté et une manipulation sordide. D’ailleurs le même argument avait été repris par Dadis, avec les conséquences que nous connaissons en forêt. Sachons une fois pour toute qu’il ne peut y avoir une solution ethniques à un problème National. Nous cherchons un président pour la Guinée, non un président pour le Foutah ou une quelconque région.
Chers frères ! La paix, disait le président Félix Houphouët Boigny, « n’est pas un mot, c’est un comportement ». L’exacerbation des tensions ethniques finit toujours dans un bain de sang. Ne vous enfermez pas dans un piège dont vous serez les premières victimes ; car quand on règne par l’épée, on périra par l’épée. On ne peut pas avoir pour seul programme politique l’accession au pouvoir par l’ethnie et la dénonciation d’un régime d’il ya plus de 25 ans. L’avenir se construit en regardant le futur, tout en s’inspirant du passé. Tous les peuples qui ont voulu s’enfermer dans le passé, ont cultivé un traumatisme tant réel que fictif, qui les a rendus égoïstes et associables. Nous avons tous fait une prière que Dieu a exaucée, celle d’accorder à ce pays un dirigeant qui fera son bonheur. Ne pas accepter ce verdict des urnes, c’est alors se rebeller contre Dieu et les hommes.
Mohamed Lamine SIDIBE
malamine.sidibe@yahoo.fr

Alpha Condé : un si long sacerdoce

En cette fin avril 2008, il est là, dans la petite salle funéraire de l’hôpital Bichat de Paris. En compagnie de ses amis de toujours, Albert et Evelyne Bourgi, il est bien hagard. Il ne pouvait pas manquer le dernier hommage à son « petit » Elimane Fall, brutalement parti. Pour rien au monde.
Ainsi est Alpha Condé. Paternaliste, fidèle et exigeant en amitié. A 72 ans, il semble n’avoir rien oublié de ses relations, forcément très nombreuses. Ne court-il pas le monde depuis toujours ? Elève en Guinée, en France, l’exil, la clandestinité, l’enseignement, la prison, le business international, le Parlement et désormais la présidence. Ce n’est pas un cadeau. Il n’a point jubilé alors qu’il vient de remporter le combat de sa vie. Celui pour lequel il a tout sacrifié : l’argent, les honneurs, la liberté, la santé. Mais il sait gigantesques les travaux qui l’attendent. Et il n’est pas demi-dieu. L’apothéose n’en est que plus improbable. Mais il n’est pas sans atouts.
Le « travail » ethniqueAlpha Condé, malinké par son père Mamadou Condé, est né en Basse-Guinée, en pays soussou, dans le village de Boké. Sa mère, Saran Camara, est soussou. Le second tour de l’élection présidentielle l’a confirmé : la Guinée est malade de ses divisions ethniques. Pour son malheur, elle n’a pas des centaines d’ethnies déjà fragilisées par leur éclatement.
Il y a certes une trentaine de langues, mais seules trois pèsent démographiquement. Le pular, parlé par 32%, le malinké par 23%, le soussou par 10%. Aucune autre langue n’atteint 5% de locuteurs. Le guerzé n’en compte que 3,8%, le kissi 3,5%, le toma 1,8%, le dialonké 1,8%, etc.
Ces chiffres doivent toutefois être considérés avec prudence. Le dernier recensement officiel basé sur les groupes ethniques date de 1955. Les Peuls constituaient alors le groupe ethnique le plus important (40%), suivis des Malinkés, 35%, des Soussous, 15%, puis des Guerzés, des Kissiens, des Tomas, des Landoumas, des Bagas, appelés forestiers, qui seraient de 5 à 9%.
A la vieillesse de la base statistique s’ajoutent les brassages. Les ethnies se sont beaucoup « métissées » et comptent des assimilés. Peuls et Toucouleurs, Malinkés, Kourankos et Leles, Soussous, Bagas et Landoumas. Sous ce rapport, les Malinkés et assimilés seraient le premier groupe ethnique, avec 30 à 35% de la population, suivis de près par les Peuls et Toucouleurs avec 30%, les Soussous et « assimilés » et les « forestiers » avec 18%. Les trois premiers groupes constituent à eux seuls 75% des Guinéens.
Sur le plan géographique se note également une certaine spatialisation ethnique. Les Malinkés à 45% en Haute Guinée, qui recouvre presque la moitié du pays, les Peuls à 80% en Moyenne Guinée, environ le tiers du territoire, les Soussous à 75% en Guinée maritime, et puis la Guinée forestière où se concentrent l’essentiel des petites ethnies dites forestières.
Mais cette répartition doit être nuancée. Les Malinkés ont une implantation très nationale. Ils sont 35% en Guinée forestière, 15% en Moyenne Guinée, et bien sûr très nombreux en Guinée maritime, qui abrite la capitale où se retrouvent toutes les ethnies.
Le « travail » ethnique est le premier du président élu. Il n’y manque pas d’atouts, son propre métissage ethnique notamment. La tournure de la campagne électorale a malheureusement exacerbé les divisions et ne lui aura pas facilité les choses
Gouvernement d’union nationaleNelson Mandela, qui a, avant lui, accédé au pouvoir à soixante- dix ans passés, est son modèle. Arc-en-ciel, a-t-il baptisé son alliance électorale, en référence à la nation arcen- ciel de Nelson Mandela. Comme lui, mais beaucoup moins que lui, il a fait de la prison, doit pardonner à ses geôliers et leurs complices, à commencer par celui qui l’envoya en prison pour cinq ans, le président de la Cour de sûreté de l’Etat d’alors, le magistrat Mamadou Sylla Syma, actuel premier président de la Cour suprême, qui va recevoir son serment de président.
L’Afrique du Sud devait d’abord, d’une société de développement séparé, devenir une société non raciale. Ici, il faut gommer les ethnies, les fondre dans une nation. Condé n’a pas attendu son installation pour l’entreprendre. Ses premiers mots ont été de réconciliation et il annonce déjà la formation d’un gouvernement d’union nationale.
La peine de mortComme Mandela, Condé est juriste. Doctorat d’Etat en droit de la prestigieuse Sorbonne, où il enseignera. En revanche, il ne sera pas avocat comme son mentor. Il n’en est pas moins particulièrement bien préparé à la tâche qui l’attend aujourd’hui. Sciences po à Paris, avant de se nourrir des joutes politiques africaines, françaises et communistes.
Quand il débarque en France à quinze ans chez sa soeur à Toulouse, la ville est le 2ème fief de la Fédération nationale des étudiants africains en France, la fameuse FEANF qui aura accueilli presque toute l’élite politique africaine francophone. Dans une telle ambiance, il découvre, si jeune, toutes les ficelles de la politique. Après Toulouse, c’est Pierre Mendes- France, l’emblématique homme d’Etat, qui est son tuteur à Louviers. Il aura vite appris les arcanes de la politique pour décrocher la présidence convoitée de la FEANF. Entre la Chine et l’Union soviétique, la FEANF, réputée à tort communiste, doit souvent choisir.
A l’indépendance du pays, il se trouve dans le camp de Sékou Touré. Dans son livre-entretien*, il nuance du reste l’héroïsme du « non » de Sékou Touré, en réalité forcé de choisir l’indépendance pour ne pas être débordé, notamment par la FEANF. Le compagnonnage ne dure pas. Touré ne tarde pas à révéler sa vraie nature à l’occasion de son premier conflit avec le syndicat enseignant. Complot, crie-t-il. Féroce répression qui fait des dizaines de morts. Lourdes condamnations. Pour Condé, jugé par contumace, c’est la peine de mort en 1970.
Commence alors, véritablement, sa longue opposition à la dictature, et sa lutte pour le pouvoir. Qu’il paye d’un exil de vingt ans. Quand la France de Giscard d’Estaing se réconcilie avec la Guinée, il est prié de s’opposer moins vertement. Il est contraint d’abandonner l’enseignement. Pour le business international. Un de ses nombreux amis lui propose de diriger la branche africaine de Sucres et Denrées. Le job lui permet, sans pouvoir aller en Guinée, de jeter les bases de son Rassemblement du peuple de Guinée, qui s’implante d’abord en Guinée forestière, frontalière de la Côte d’Ivoire, où il a ouvert un bureau de Sucres et Denrées.
Ne pas se compromettreLa mort du premier dictateur n’est pas la fin des soucis politiques de Condé. Des élections sont certes organisées sous la pression internationale, mais les dés en sont pipés. Il ne recueille que 27% en 1993, 18% en 1998, malgré l’annulation des résultats dans ses fiefs de Haute Guinée. Il ne lui est même pas laissé le loisir de contester. Il est arrêté avant la proclamation des résultats, embastillé, condamné par la Cour de sûreté de l’Etat à cinq ans dont il purgera la moitié. Libéré en 2001 grâce à une mobilisation internationale.
Malgré toutes ces épreuves, finalement un long sacerdoce pour le service de la démocratie et de la nation guinéenne, Condé n’a jamais cédé. Conté lui a plusieurs fois proposé de rejoindre le gouvernement. Sa ligne de conduite a été invariable : ne pas se compromettre avec la dictature. Même dans un gouvernement d’union nationale. Peut-être pour rester l’emblème du « non ». L’authentique.
Chérif Elvalide Sèye
• Un Africain engagé, Jean Picollec, 2010.
SOURCE LES AFRIQUES

dimanche 28 novembre 2010

Le Lynx mis à nu

Il aura fallu un rapport de l’Union Européenne pour mettre des chiffres précis sur ce que tout le monde savait et admettait comme une évidence si propre à notre environnement sociopolitique : la partialité du Lynx en faveur de Cellou Dalein Diallo
61% de couverture médiatique pour Cellou Dalein Diallo pendant la campagne présidentielle, 39% pour Alpha Condé !
Ironie de l’histoire, à quelques unités près ces chiffres correspondent aux pronostics annoncés par l’Alliance Cellou Dalein Président.
Cette évidence mise candidement à jour par une institution neutre doit pourtant interpeller les guinéens sur la responsabilité de nos médias et, en l’occurrence, celle du Lynx, quant à la crise sociopolitique que notre pays traverse depuis si longtemps.
Personne n’a jamais cru à la mission d’information objective et satirique qu’est sensé incarner ce journal. Cela commence par le choix du nom humoristique donné aux acteurs politiques en Guinée. Parmi tous, celui attribué à Cellou Dalein Diallo (« La petite cellule ») est sans aucun doute le moins mordant comparé à « Alpha Grimpeur », « Lansana Coût-raté » et autres « Lapin doré ».
L’extraordinaire indulgence dont il a bénéficié lorsqu’il était Premier ministre est également significative comparée aux attaques (certes parfois méritées) subies par Lansana Conté, Sidya Touré, Lamine Sidimé, Lansana Kouyaté, et Ahmed Tidiane Souaré.
Déjà, il y a quelques mois, un article de ce journal affirmait qu’il était « normal » qu’il y ait eu plus de victimes peuhles lors du massacre du 28 septembre « puisque les peuhls représentent plus de 50% de la population guinéenne » (!). Petit tour de passe-passe et de sémantique pour préparer l’opinion publique à une victoire de l’UFDG dès le premier tour.
Les exemples d’articles tendancieux et complaisants en faveur de Cellou Dalein Diallo puis de son alliance sont innombrables. Le changement de ton envers des candidats comme Sydia Touré, Abe Sylla mais aussi Lansana Kouyaté après leurs ralliements respectifs est également édifiant.
Le point culminant est atteint avec les dernières parutions et notamment celle du lundi 22 novembre. Le dessin en couverture montre Alpha Condé au sommet d’un escalier (celui de l’accession au pouvoir). Les marches de cet escalier sont jonchées de cadavres baignant dans le sang. Le message est clair : Alpha Condé est arrivé au pouvoir en marchant sur les cadavres de guinéens.
Le plus condamnable, hormis la mauvaise foi et l’excès qui accompagnent ce parti pris c’est l’imposture qui caractérise la ligne éditoriale du Lynx.
Max Weber a affirmé avec raison que « lorsque le journaliste épouse la politique active, il passe de l’éthique de la conviction, à l’éthique de la responsabilité »
Dans toutes les démocraties il existe de grands quotidiens qui affichent ouvertement leur choix politique lors des consultations électorales. C’est le cas par exemple du New York Times ou du Financial Times aux Etats-Unis . L’imposture du Lynx est de ne pas assumer son choix politique et d’utiliser malhonnêtement son statut de « journal indépendant » pour battre la campagne d’un candidat. Il est vrai qu’une telle option pourrait lui coûter quelques insertions commerciales mais le courage et l’engagement politiques n’exigent-ils pas d’assumer certains risques pour le candidat de son cœur ?
Ce soutien hypocrite est d’autant plus déloyal qu’il prend la plupart du temps la forme d’attaques perfides contre les adversaires de Cellou. C’est le cas de cette accusation macabre, insidieuse, gratuite et irresponsable selon laquelle Alpha Condé devrait son pouvoir au massacre de citoyens guinéens.
Elle est macabre car elle joue sournoisement sur un imaginaire traumatisé par la violence qui anime notre histoire commune.
Elle est insidieuse car le Lynx se cache lâchement derrière une image plus qu’évocatrice pour transmettre un message sournois.
Elle est gratuite car elle repose sur un mensonge.
Elle est irresponsable car elle participe à la posture de victimisation adoptée par Cellou Dalein Diallo et à la fragilisation du tissu social guinéen.
Espérons que les lecteurs, les annonceurs, le CNC et les partenaires du Lynx s’en souviendront.
Balakhissa Samoura
1 - Sociologue allemand
2 - Ces deux quotidiens ont soutenu Obama lors de la dernière présidentielle américaine

jeudi 25 novembre 2010

Alpha Condé : que va-t-il faire de sa victoire ?

Alpha Condé dans son QG de campagne, à Conakry, le 17 novembre. © Youri Lenquette pour J.A.
Il a été élu président après avoir constitué une large coalition. Pour rassurer le camp adverse et reconstruire le pays, Alpha Condé pourrait user de la même tactique, et opter pour un gouvernement d’union nationale.
Ce 17 novembre, à Conakry, ni les simagrées de Preta – une héroïne de telenovela –, ni les sourires enjôleurs des candidates du concours Miss Guinée 2010 ne parviennent à détendre l’atmosphère. Dans la plupart des foyers, on guette l’édition du soir du journal télévisé. L’heure est grave. La journée a été émaillée d’incidents, parfois meurtriers, dans la capitale et dans plusieurs autres localités. Pour contenir les violences politico-ethniques, le général Sékouba Konaté, président de la transition, a décrété l’état d’urgence.
Dans le QG d’Alpha Condé (élu avec 52,52 % des voix, selon les résultats provisoires publiés le 15 novembre par la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante) comme dans le camp de Cellou Dalein Diallo (47,48 %), on redoute de voir le bilan s’alourdir. Le vaincu et ses partisans n’en continuent pas moins à rejeter les résultats, en attendant que la Cour suprême se prononce sur les recours qu’ils ont déposés. De leur côté, le leader de l’Alliance arc-en-ciel et ses lieutenants respirent, et commencent à envisager l’avenir. Durant ces quatre derniers mois, l’on a parfois cru que le second tour n’aurait jamais lieu. Mais ces quatre mois se sont révélés décisifs. Ils ont permis à Alpha Condé de rattraper un retard de 26 points sur Diallo et de dépasser ce dernier. Une prouesse qui n’est pas le fruit du hasard.
Dès la publication des résultats du premier tour, dans la soirée du 2 juillet, Condé s’empresse de contacter des alliés potentiels. Désagréablement surpris et irrité par son score, il ne ferme pas l’œil de la nuit. Le lendemain à l’aube, il téléphone notamment aux anciens Premiers ministres François Lonsény Fall et Sidya Touré, puis à Ousmane Bah et à Papa Koly Kourouma – tous candidats malheureux à la présidentielle.
Après quelques jours de réflexion, Fall lui accorde son soutien. Avant de devenir le porte-parole de l’Alliance arc-en-ciel, il négocie les ralliements. En particulier celui de Lansana Kouyaté (7 % des suffrages), ex-locataire de la primature, malinké comme lui, et qui a atteint un score inattendu en Haute-Guinée, ainsi qu’en région forestière et en Basse-Guinée.
Condé compte bénéficier du report des voix de ses concurrents du premier tour, et constituer une coalition représentative de l’ensemble des communautés, capable de séduire des électeurs dans les quatre régions naturelles du pays (Basse-Guinée, Haute-Guinée, Moyenne-Guinée et Guinée forestière). Avec ses proches, il multiplie les démarches. Pari réussi. L’Alliance arc-en-ciel voir le jour : 116 partis – soit la quasi-totalité des formations politiques –, 16 candidats et 570 mouvements de soutien. Le leader historique prend ainsi une bonne longueur d’avance sur son rival, handicapé par sa difficulté à aller vers les autres, par un manque de cohésion au sein de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et par les faiblesses de sa cellule communication. Cette dernière se montre incapable de faire passer des messages cohérents et fédérateurs, et d’effacer l’image de leader peul au service des Peuls que traîne toujours son candidat.
Campagne de proximité
Les prises de position radicales d’Amadou Oury Bah, le vice-président de la formation, n’ont guère arrangé les choses. Au mois de septembre, en plein ramadan, il avait demandé aux commerçants – en majorité peuls – de fermer leurs boutiques pour protester contre l’arrestation de militants de l’UFDG, puis menacé d’organiser des journées villes mortes pour « paralyser le pays ». « Une gaffe monumentale, au moment où la population se plaint de la flambée des prix des denrées alimentaires », reconnaissent aujourd’hui des sympathisants dépités.
À cela s’ajoutent les reports successifs du scrutin et l’affaire Louseny Camara. Les contestations dont l’ancien président de la Ceni a fait l’objet ont en effet conduit à de nouvelles violences qui ont troublé le déroulement de la campagne. Pour couronner le tout, alors que Cellou Dalein Diallo comptait sur les voix de Sidya Touré (13 %) pour obtenir une victoire « éclatante », les résultats du second tour montrent que les consignes de vote n’ont pas été suivies dans les fiefs de ce dernier, comme Boffa ou Kaloum, la commune de Conakry qui abrite les administrations. Si Touré a plusieurs fois appelé à voter « Cellou », il n’a jamais hésité à rappeler dans ses interventions qu’il reviendrait dans cinq ans (la prochaine élection présidentielle est prévue pour 2015) et qu’il restait « autonome ». « Il ne s’est pas mouillé », déplorent des membres de l’Alliance Cellou Dalein président, qui admettent toutefois que le vainqueur du premier tour a aussi péché par excès de confiance.
Laissant l’UFDG se féliciter de ses performances du premier tour, la cellule communication et le directoire de campagne de l’Alliance arc-en-ciel ont affûté leur stratégie. Après leur « défaite » du 27 juin, ils ont compris que la légitimité historique du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) n’était pas un argument suffisant aux yeux des nouvelles générations, qui attendent du concret.
Le développement d’une campagne de proximité, avec porte-à-porte et minirassemblements quotidiens dans tout le pays, n’a pas été le seul atout du nouveau chef de l’État. Depuis le début, son équipe travaille avec le cabinet de conseil Euro RSCG, adaptant ses recommandations aux réalités du terrain. « Le cabinet nous avait dit de ne pas communiquer dans les langues nationales, mais que nos intervenants ne devaient pas hésiter à le faire au niveau local », se souvient Kiridi Bangoura, le directeur de campagne adjoint, pour qui les interventions en soussou du Malinké Alpha Condé ont contribué à son succès. Son discours a eu d’autant plus d’impact qu’il a su utiliser ses liens avec la communauté dont sa mère est issue. « Beaucoup d’électeurs ont été surpris d’apprendre qu’il avait fréquenté l’école coranique de Boulbinet à Conakry, dirigée par Ayé Fodé Camara, l’ancien grand imam de la ville », ajoute-t-il.
Plus de la moitié des Guinéens ont accordé leurs suffrages au professeur Alpha Condé, devenu pour eux l’homme du changement au service d’une Guinée réconciliée. L’opposant historique prend les rênes d’un pays meurtri, déstructuré et affaibli, où tout ou presque reste à faire. Durant sa campagne, il a promis d’incarner ce changement, tout en s’entourant de nombreux anciens cadres des années Conté. Réussira-t-il à faire du neuf avec de l’ancien ? Quelles sont aujourd’hui ses priorités et les grandes lignes de son début de mandat ?
« C’est un homme neuf, qui n’a jamais été associé ni de près ni de loin à la gestion des affaires », argumente un proche. Bangoura, lui, assure que tous les anciens (dont il fait partie, puisqu’il a été ministre de l’Intérieur de 2004 à 2007) sont « des réformateurs qui ont échoué sous Conté ». Et de rappeler qu’il avait toutefois réussi à imposer le bulletin unique et les urnes transparentes aux communales de 2005, que François Lonsény Fall avait tout fait pour que le général-président Conté reconnaisse devant l’Union européenne l’existence d’un « déficit démocratique », ou encore qu’Ibrahima Kassory Fofana, alors ministre de l’Économie et des Finances, avait opté pour le rajeunissement des effectifs dans l’administration…
Quel Premier ministre ?
Tandis que le camp adverse attend la proclamation des résultats définitifs en espérant un jugement de la Cour suprême en sa faveur, la question du choix du Premier ministre retient déjà l’attention à Conakry. Les pressentis, candidats ou non, sont nombreux.
Le Peul Ousmane Bah, ingénieur-chimiste de formation et ancien député, considéré comme l’héritier d’un autre opposant historique, Siradiou Diallo, décédé en 2004, figure parmi les « favoris ». Certes, une partie de sa communauté lui reproche son rapprochement avec Condé, mais son appartenance ethnique permettrait peut-être de faire retomber la tension. Il est également question du Soussou Ibrahima Kassory Fofana, et de Saran Daraba Kaba, une militante des droits des femmes qui fut ministre des Affaires sociales. Enfin, de Jean-Marie Doré, l’actuel chef du gouvernement, qui pourrait constituer une nouvelle équipe et rester jusqu’aux législatives censées mettre un terme définitif à la transition.
Seule certitude : la volonté du président élu de constituer un « large gouvernement d’union nationale » après son investiture, dont la date n’était pas encore connue.
Les cent premiers jours seront déterminants pour Alpha Condé, qui doit rapidement poser des actes de nature à rassurer aussi bien les électeurs de Diallo que les indécis qui ne sont pas allés voter (dans certaines localités, le taux de participation dépasse à peine 50 %), sans oublier l’armée et la communauté internationale. Les violences postélectorales l’ont conduit à placer la réconciliation nationale en tête de ses priorités. Il a déjà lancé un appel à son « jeune frère Cellou pour l’édification d’une Guinée unie et prospère ». Et un rapprochement avec Sidya Touré n’est pas exclu. Selon son entourage, il devrait très vite organiser une conférence nationale et mettre sur pied une commission vérité et réconciliation, comme promis pendant la campagne. Il envisage en outre l’instauration d’un service civique pour « développer l’esprit citoyen et redonner force aux liens sociaux », indique Moustapha Naité, son directeur adjoint de la communication.
Bataillon du génie
Le développement de l’agriculture et l’autosuffisance alimentaire, l’assainissement des finances publiques, la réalisation d’infrastructures routières et ferroviaires comptent aussi parmi les grands chantiers du chef de l’État. Bien que suscitant encore la méfiance, l’armée sera associée à la mise en œuvre de certains projets. Elle possède en effet un bataillon du génie d’environ 800 hommes, susceptible de participer à la construction de routes et de voies ferrées, dont celles du Transguinéen (1 020 km), qui devrait relier Conakry à Lola. Par le passé, elle avait tracé des pistes et construit des ponts dans des zones enclavées, participé à la construction du stade du 28-Septembre ou de l’université de Conakry.
Quant au général Sékouba Konaté, qui a conduit cette difficile transition, la décision de jouer un rôle dans les mois – voire les années – à venir lui appartient, estime Alpha Condé.

Kofi Annan « invite les guinéens à accepter les résultats qui seront entérinés par la Cour suprême… »

Déclaration : Les élections que vous venez de vivre sont historiques. Je vous demande d'en accepter les résultats qui seront entérinés par la Cour Suprême dans un esprit de paix, d'unité et de démocratie. Je demande aussi à chaque guinéen de rejeter la violence.
Le Gouvernement et ses forces de l'ordre doivent assumer leur responsabilité pour la protection de la population civile. Combattez les divisions ethniques et réglez les problèmes par voies constitutionnelles pour construire ensemble une Guinée unie, forte et stable!"
Kofi A. Annan
Ancien Secrétaire général des Nations Unies, (1997-2006)

Appel pour la paix sociale: Le Général Mamadouba « Toto » Camara aux populations de la Guinée

"Nous sommes pris en otage par des loubards et des bandits de grand chemin qui n’épargnent rien sur leur passage et qui risquent d’être une force du mal si nous ne faisons pas front commun", dixit général de corps d'armée, Mamadouba Toto Camara
"Brave population de la Guinée, Chères mères, chères sœurs, chers pères et frères, Il y a 60 ans jusqu’en septembre 1958, la Guinée vivait sous domination étrangère. La lutte pour notre indépendance a été émaillée de violences physiques et morales. Ce conflit sociopolitique sans précédant qui avait opposé le Bloc Africain de Guinée (BAG) au Rassemblement Démocratique Africain (RDA), avait fait des victimes avant d’être maîtrisé.
Septembre 1958/Novembre 2010, deux dates, deux périodes, deux évènements qui se succèdent, s’affrontent, se ressemblent, se contredisent, mais ne s’annulent pas.
L’une indiquant l’acquisition de notre indépendance et l’autre la naissance de la démocratie.
Malgré tout ce qui a opposé les guinéens, le 28 septembre 1958 ils se sont levés comme un seul homme pour nous conduire vers l’indépendance le 2 octobre 1958. Voudrions-nous faire du tort à ceux qui ont tout sacrifié pour que nous soyons ce que nous sommes aujourd’hui ? Je n’y crois pas.
La patience, la retenue, le sens de la nation doivent nous interpeller et nous guider pour aller plus loin et en toute sûreté vers une nation unique et indivisible. Depuis 1958, la Guinée a connu et géré des troubles, mais n’a jamais connu la guerre civile.
Nous sommes allés sauver d’autres nations. Mais le vandalisme qui n’a que pour objectif de s’attaquer aux citoyens et à leurs biens, nous place aujourd’hui en conflit avec la loi et la religion.
Comment un peuple uni autour de la religion qui est une émanation divine, peut être divisé par la politique qui n’est qu’une science sociale qui unit et qui divise à la fois.
Le Général Sékouba Konaté, président de la Transition, pendant les agressions de 2000 était à Macenta et moi j’étais à Gueckédou. Pendant la guerre civile au Libéria et en Sierra Léone, le Général Konaté était en Sierra Léone et moi j’étais au Libéria.
De part et d’autre, nous avons vécu cette guerre civile au delà de nos frontières.
Nous avons vu des gens tomber, agonisés avant de mourir.
La guerre qu’elle soit civile ou classique, c’est le sang qui coule.
Le sang n’a pas de prix car, l’homme n’a pas la capacité d’en fabriquer.
Connaissant profondément les conséquences d’une telle crise, nous faisons tout avec modération pour faire prévaloir l’esprit de paix et de tolérance. Chaque guinéen, quelque soit sa confession religieuse, son appartenance ethnique et sa sensibilité politique doit faire des efforts pour accepter la tolérance et la différence.
La différence, parce que la Guinée est une diversité sociale, la tolérance, parce que nous ne sommes pas parfaits. Notre lutte commune et sacrée aujourd’hui est de lutter contre le vandalisme qui a pris des proportions inquiétantes n’ayant aucun aspect politique et n’épargnant personne.
Nous sommes pris en otage par des loubards et des bandits de grand chemin qui n’épargnent rien sur leur passage et qui risquent d’être une force du mal si nous ne faisons pas front commun.
Je déclare avec conviction que des gens retenus dans les locaux de la Police et de la Gendarmerie ne sont ni électeurs, ni éligibles donc, ne répondant au nom d’aucun parti politique.
Comment pouvons nous accepter de nous laisser, divisés par des actes de vandalismes dont les partis politiques et le gouvernement ne sont nullement responsables et dont les auteurs constituent une insécurité et une menace pour chaque guinéen.
Il n’y a pas de démocratie sans sécurité, il n’y a pas de paix sans sécurité, il n’y a pas de développement sans sécurité."
Général Mamadouba « Toto » Camara